Pose d'une pompe à chaleur air-eau dans les deux Savoie

Remplacer une chaudière par une pompe à chaleur suppose de vérifier ce que les émetteurs en place acceptent. Le parc concerné ici, ce sont les chalets et le pavillonnaire de vallée.

Comment fonctionne une pompe à chaleur air-eau

L'unité extérieure prélève des calories dans l'air, un compresseur en élève la température, un échangeur les transmet à l'eau du circuit de chauffage. Aucune combustion, aucun stockage de combustible, aucun conduit de fumée.

Le modèle bibloc sépare l'unité extérieure du module hydraulique installé dans la maison ; le monobloc regroupe tout dehors et n'envoie que de l'eau à l'intérieur, ce qui simplifie la pose mais impose une protection contre le gel. Sous des hivers longs et froids, ce point mérite d'être tranché tôt.

Lire les rendements annoncés

Un COP de cinq annoncé à sept degrés ne dit presque rien. La valeur utile est le SCOP, calculé sur une saison entière, généralement compris entre 3,5 et 4,5 selon les modèles.

Ce qui compte n'est pas la moyenne annuelle mais les jours les plus froids. Le climat local, des hivers longs et froids, fixe donc la puissance nécessaire.

En dessous de zéro degré, l'appareil bascule régulièrement en dégivrage et son rendement chute. Un appoint électrique intégré prend alors le relais, ce qui se voit sur la facture de janvier. Le phénomène est d'autant plus marqué face à la neige, dont le poids et le glissement font l'essentiel des dégâts.

Plancher chauffant, radiateurs basse ou haute température

La température de départ d'eau est le paramètre décisif. Plancher chauffant à trente-cinq degrés, radiateurs basse température à quarante-cinq, fonte ancienne à soixante-cinq : le rendement se dégrade à chaque palier.

Sur l'existant, il faut trancher entre une machine haute température qui s'accommode des radiateurs en place et le remplacement des émetteurs. Le choix dépend du bâti, ici les chalets et le pavillonnaire de vallée.

L'isolation vient avant la machine. Une pompe à chaleur installée sur un logement mal isolé se retrouve surdimensionnée, fonctionne par cycles courts et s'use vite. Le parc concerné, les chalets et le pavillonnaire de vallée, impose souvent de traiter l'enveloppe d'abord.

Implanter l'unité extérieure

Deux mètres devant le ventilateur, un demi-mètre sur les côtés, aucun obstacle au-dessus : ces règles simples décident du rendement réel autant que le modèle retenu.

Le compresseur tourne des heures durant, y compris la nuit. La réglementation encadre l'émergence sonore chez le voisin, et le respect de ces seuils devient délicat au milieu de les chalets et le pavillonnaire de vallée.

L'accès au chantier compte aussi : l'unité extérieure pèse cent à deux cents kilos et la liaison doit rejoindre le local technique. Localement, il faut composer avec des chalets d'altitude, inaccessibles une partie de l'année.

Le cadre réglementaire

MaPrimeRénov' et les certificats d'économies d'énergie financent une part de l'installation, sous conditions de ressources et à condition de recourir à une entreprise reconnue garante de l'environnement. Le dossier s'ouvre avant la signature du devis, jamais après.

Une visite d'entretien s'impose tous les deux ans au-delà de quatre kilowatts de puissance. Elle vérifie l'étanchéité du circuit frigorifique et les réglages de la régulation, et son attestation est demandée en cas de panne sous garantie.

Les aides régionales et locales s'ajoutent parfois au dispositif national. L'interlocuteur est ici la région Auvergne-Rhône-Alpes, ainsi que la collectivité qui porte le programme local de l'habitat.

Ce que coûte l'installation

Le budget se situe entre 10 000 et 16 000 € posé. S'y ajoute, le cas échéant, le remplacement des radiateurs, de 400 à 900 € par pièce.

Le gain sur la facture dépend du SCOP réellement atteint, donc du climat, ici des hivers longs et froids, et de la température de départ demandée aux émetteurs.

Trois postes font dériver un devis : le remplacement des émetteurs, la reprise du circuit hydraulique et le traitement acoustique de l'unité extérieure. Ce dernier devient incontournable au milieu de les chalets et le pavillonnaire de vallée.

Sélection d'installateurs de pompes à chaleur air-eau dans les deux Savoie

Implantée à Fillinges, Thorens Energies assure la vente, la pose et l’entretien d’équipements de chauffage et de climatisation. L’entreprise effectue aussi l’installation de pompes à chaleur air-eau, de planchers chauffants et de chaudières à granulés, avec la maintenance des installations associées.

Latour Energie Service SARL est basée à Saint-André-de-Boëge. Son activité porte sur la mise en place, la réparation et l’entretien de pompes à chaleur air-eau, avec des interventions qui concernent aussi la climatisation ainsi que des installations liées au froid et au chauffage.

Muller Alexandre SARL, installée à Publier, intervient dans les domaines de la plomberie, du chauffage, de la climatisation et des énergies renouvelables. L’entreprise assure la pose de pompes à chaleur, de chauffe-eau thermodynamiques et de planchers chauffants, ainsi que la réparation des équipements liés à ces installations.

Richard Pascal, basée à Bourgneuf, travaille sur des installations de plomberie, de ventilation et de chauffage. Son activité comprend la pose, l’entretien et la remise en service de pompes à chaleur air-eau, de chaudières et de réseaux sanitaires, avec des interventions de dépannage.

Implantée à Evires, SARL TISSOT RAPHAËL opère dans le chauffage-sanitaire ainsi que dans les équipements thermiques. Son champ d’intervention couvre la pose de pompes à chaleur air-eau, de systèmes de climatisation et d’installations de chauffage, que les chantiers soient neufs ou réalisés en rénovation.

Zones couvertes

En Haute-Savoie, les principales communes concernées sont Annecy, Thonon-les-Bains, Annemasse, Cluses, Annecy-le-Vieux, Seynod, Cran-Gevrier, Sallanches et Rumilly. Cluses figure deux fois dans la liste fournie.

En Savoie, les villes citées comme repères principaux sont Chambéry, Aix-les-Bains et Albertville. Ces communes constituent les zones de référence indiquées pour le département.