Installation d'une pompe à chaleur air-eau dans le Pas-de-Calais
Le rendement saisonnier d'une pompe à chaleur air-eau se joue en janvier, pas en octobre. Sur ce secteur, l'appareil devra composer avec une humidité élevée et des hivers gris.
Selon la température de départ d'eau, on distingue les pompes à chaleur air-eau basse température, idéales pour un plancher chauffant, et les modèles haute température, capables d'alimenter des radiateurs existants en relève d'une chaudière. Une régulation par loi d'eau ajuste la température de départ selon le climat.
La performance d'une pompe à chaleur air-eau se mesure par son COP et par son SCOP saisonnier, souvent compris entre 3 et 4. Plus la température de départ d'eau reste basse, meilleur est le rendement, ce qui favorise les émetteurs basse température comme le plancher chauffant.
Le principe de l'aérothermie
La machine ne fabrique pas de chaleur, elle la déplace. C'est ce qui explique un rendement supérieur à un, impossible pour une chaudière, quel que soit son combustible.
Bibloc ou monobloc : la différence porte sur l'emplacement du module hydraulique et sur la nature de la liaison, frigorifique dans un cas, hydraulique dans l'autre. Le choix tient compte de une humidité élevée et des hivers gris.
Lire les rendements annoncés
Le COP se mesure à un point de fonctionnement précis, souvent sept degrés d'air extérieur. Le SCOP, lui, intègre toute une saison de chauffe et reste la seule valeur comparable d'un appareil à l'autre.
Le dimensionnement se cale sur la température extérieure de base, propre à chaque zone climatique. Sur ce territoire, il faut compter avec une humidité élevée et des hivers gris.
Le dégivrage interrompt le chauffage quelques minutes, plusieurs fois par jour lors des périodes humides et froides. C'est le moment où l'appoint électrique consomme, et il se déclenche d'autant plus souvent avec le vent de mer et la pluie horizontale.
Les émetteurs commandent tout
La température de départ d'eau est le paramètre décisif. Plancher chauffant à trente-cinq degrés, radiateurs basse température à quarante-cinq, fonte ancienne à soixante-cinq : le rendement se dégrade à chaque palier.
Le remplacement d'une chaudière se heurte presque toujours à la question des radiateurs. Sur ce territoire, où l'on trouve les corons et les maisons de ville, l'arbitrage se pose à chaque chantier.
Poser une pompe à chaleur sans avoir isolé revient à surdimensionner l'appareil et à raccourcir sa durée de vie. L'ordre des travaux compte, surtout sur les corons et les maisons de ville.
Implanter l'unité extérieure
Le placement se joue sur la circulation d'air. Un appareil encastré dans un renfoncement réaspire l'air qu'il vient de refroidir, et son rendement s'effondre sans que rien ne le signale.
Une pompe à chaleur mal placée finit en conflit de voisinage. Les seuils réglementaires d'émergence sont vite atteints en mitoyenneté rapprochée, situation courante sur les corons et les maisons de ville.
L'accès au chantier compte aussi : l'unité extérieure pèse cent à deux cents kilos et la liaison doit rejoindre le local technique. Localement, il faut composer avec des corons alignés, aux toitures continues.
Le cadre réglementaire
Deux dispositifs se cumulent, MaPrimeRénov' et les certificats d'économies d'énergie, l'un et l'autre réservés aux poses réalisées par une entreprise qualifiée RGE. L'ordre des démarches compte : engager les travaux avant l'accord fait perdre l'aide.
L'entretien est obligatoire tous les deux ans pour les appareils dont la puissance dépasse quatre kilowatts. Il porte sur le circuit frigorifique, les échanges et la régulation, et conditionne la garantie constructeur.
Certaines collectivités complètent les aides nationales. Sur ce territoire, les dispositifs propres relèvent de la région Hauts-de-France.
Repères de prix
Une pompe à chaleur air-eau posée revient à 10 000 ou 16 000 € pour une maison courante, module hydraulique et raccordements compris. Un modèle haute température, destiné à conserver des radiateurs existants, se place dans le haut de cette fourchette.
Le gain sur la facture dépend du SCOP réellement atteint, donc du climat, ici une humidité élevée et des hivers gris, et de la température de départ demandée aux émetteurs.
Trois postes font dériver un devis : le remplacement des émetteurs, la reprise du circuit hydraulique et le traitement acoustique de l'unité extérieure. Ce dernier devient incontournable au milieu de les corons et les maisons de ville.
Sélection d'installateurs de pompes à chaleur air-eau dans le Pas-de-Calais
Chauffapac, installée à Montreuil-sur-Mer, pose des pompes à chaleur air/eau et air/air. L’entreprise intervient aussi sur des équipements thermiques liés à la rénovation énergétique, avec étude technique, installation et aide au traitement administratif des dossiers de subvention.
Ets LMPC, basée à Givenchy-en-Gohelle, travaille dans les domaines du chauffage, de la climatisation et de la plomberie. L’activité couvre la mise en place de pompes à chaleur air-eau, les systèmes hybrides PAC/chaudière, l’eau chaude sanitaire, les planchers chauffants et le nettoyage des réseaux de chauffage.
Opale Clim'Pac, située à Brêmes, intervient dans le Pas-de-Calais sur la climatisation, les pompes à chaleur et les ballons thermodynamiques. L’entreprise assure la pose, la maintenance et le dépannage, y compris sur des équipements air/air, des installations de chauffage et des opérations de désembouage.
Située à Hautes Avesnes, Geotherm Solaire intervient dans plusieurs domaines liés aux énergies renouvelables, dont la géothermie, l’aérothermie, le solaire thermique et le photovoltaïque. L’entreprise met en place des pompes à chaleur de type air/eau et air/air, ainsi que des équipements de chauffage conçus autour de ces solutions.
Implantée à Dainville et à Liévin, Leprêtre Energies assure la pose, la maintenance et la réparation de pompes à chaleur air-eau, de climatisations réversibles et de chaudières. L’activité comprend aussi des appareils de chauffage et de ventilation comme les chauffe-eau, les poêles et les inserts.
Zones couvertes
Le département du Pas-de-Calais compte plusieurs communes concernées, parmi lesquelles Arras, Douai, Lens et Liévin. Hénin-Beaumont, Béthune et Bruay-la-Buissière figurent aussi parmi les principales villes couvertes.