Mise en place d'une pompe à chaleur air-eau dans l'Indre et le Cher

Une pompe à chaleur air-eau capte les calories de l'air extérieur et chauffe l'eau du circuit de chauffage. Elle se substitue à une chaudière au fioul, au gaz ou au bois, en conservant le réseau de radiateurs lorsque celui-ci s'accommode d'une eau moins chaude. Dans l'Indre et le Cher, où beaucoup de maisons rurales sont encore chauffées au fioul, ce remplacement constitue l'essentiel des chantiers.

Circuit frigorifique

Le circuit frigorifique est le cœur d'une pompe à chaleur. Un fluide, le R32 sur la plupart des modèles récents, s'évapore dans l'échangeur extérieur en absorbant les calories de l'air, même lorsque celui-ci est à moins 5 degrés. Le compresseur le comprime ensuite fortement, ce qui porte sa température à 60 ou 80 degrés, puis il se condense dans un second échangeur en cédant cette chaleur à l'eau du circuit de chauffage. Un détendeur le ramène enfin à basse pression et le cycle recommence, l'électricité ne servant qu'à faire tourner le compresseur et les ventilateurs.

Dimensionnement de la puissance

La puissance à installer se calcule et ne s'estime pas. Le point de départ est le bilan thermique du logement, qui chiffre les déperditions à travers les murs, la toiture, les menuiseries et le renouvellement d'air, à la température extérieure de base retenue pour la commune, moins 7 degrés dans l'Indre et le Cher. L'appareil se choisit pour couvrir ces déperditions, une puissance trop forte entraînant des cycles courts qui usent prématurément le compresseur et dégradent le rendement réel. Une maison ancienne de 120 mètres carrés bien isolée demande couramment 8 à 11 kilowatts, la même maison non isolée pouvant en réclamer le double.

Température de départ d'eau

La température de l'eau envoyée dans le circuit commande tout le rendement. Un plancher chauffant se contente de 35 degrés, des radiateurs basse température demandent 45 degrés, des radiateurs en fonte anciens montent à 65, et chaque palier de 10 degrés coûte 2 à 3 dixièmes de coefficient de performance. Une régulation par loi d'eau ajuste automatiquement cette température selon le froid extérieur, ce qui évite de chauffer à 60 degrés un jour de novembre. C'est le réglage le plus rentable d'une installation, et celui que l'on trouve le plus souvent laissé en valeur d'usine.

Socle et fixation de l'unité

L'unité extérieure repose sur un support qui conditionne sa tenue et son silence. Une dalle béton ou des plots posés sur un lit stabilisé assurent l'assise, avec une surélévation de 20 à 30 centimètres pour dégager l'appareil de la neige et de l'eau de condensation. Des plots antivibratiles en caoutchouc s'intercalent entre l'appareil et son support, faute de quoi les vibrations du compresseur se transmettent au sol ou au mur et deviennent audibles à l'intérieur. La fixation sur console murale, fréquente faute de place, demande un mur plein capable de reprendre 100 à 200 kilos, ce qui exclut une cloison creuse ou un mur en parpaing non chaîné.

Qualification RGE QualiPAC

La mention RGE conditionne l'accès à la totalité des aides publiques. QualiPAC est la qualification spécifique aux pompes à chaleur, délivrée par Qualit'EnR, et elle suppose une formation du personnel, une attestation d'assurance, une attestation de capacité pour la manipulation des fluides frigorigènes et des audits de chantiers. Sans cette qualification au jour de la signature, ni MaPrimeRénov', ni les certificats d'économies d'énergie, ni l'éco-prêt à taux zéro ne sont accessibles, quelle que soit la qualité du travail. Le numéro de qualification se vérifie sur l'annuaire officiel des professionnels RGE, opération qui prend une minute et évite bien des déconvenues.

Économies attendues

Le gain d'une pompe à chaleur se mesure par rapport à ce qu'elle remplace. Face à une chaudière au fioul, dont le rendement dépasse rarement 85 %, une pompe à chaleur affichant un SCOP de 3,5 divise la facture de chauffage par 2 à 3 dans une maison correctement isolée. Face à un chauffage électrique direct, le rapport est du même ordre, chaque kilowattheure consommé restituant 3 à 4 kilowattheures de chaleur. Face à une chaudière gaz à condensation récente, l'écart se resserre nettement et dépend du prix relatif de l'électricité et du gaz, ce qui rend le calcul moins évident qu'on ne le présente souvent.

Prix selon la puissance

La puissance se calcule sur la surface et l'isolation : 60 à 80 watts par mètre carré dans une maison bien isolée, 80 à 120 watts dans une maison ancienne. Une maison de 100 mètres carrés demande donc 6 à 8 kilowatts si elle est isolée, 10 à 12 kilowatts sinon. Les prix suivent : 10 000 à 12 000 € posés pour un 6 à 8 kilowatts, 14 000 à 17 000 € pour un 11 à 14 kilowatts. Un appareil surdimensionné coûte plus cher à l'achat et consomme davantage, la multiplication des cycles courts usant le compresseur. Après MaPrimeRénov', de 3 000 à 5 000 €, et la prime des certificats d'économies d'énergie, le reste à charge descend vers 5 000 à 10 000 €.

Sélection d'installateurs de pompes à chaleur air-eau dans l'Indre et le Cher

Entreprise Morin, installée à Bourges, assure la pose et l’entretien de pompes à chaleur. L’entreprise assure l’étude du projet, la mise en service et l’aide aux démarches liées aux dispositifs de rénovation énergétique, avec des équipements air-air, air-eau et hybrides.

MyEnergie, basée à Bourges, effectue des installations de pompes à chaleur, de chauffe-eau thermodynamiques et de panneaux solaires. Son activité comprend aussi l’isolation des bâtiments dans le cadre de travaux de rénovation énergétique, avec des solutions destinées au chauffage et à la production d’eau chaude.

À Bourges, Climat Confort assure l’installation, le dépannage et l’entretien des systèmes de chauffage, de climatisation et de pompes à chaleur air-eau. L’entreprise intervient sur des logements ainsi que sur des équipements thermiques. Son activité comprend aussi les interventions d’un frigoriste qualifié.

Près d’Issoudun, FG Franck Godiard effectue la pose de pompes à chaleur air/eau et air/air. L’entreprise assure également l’installation de climatisation et la mise en service des appareils. Son activité repose sur la qualification RGE QualiPAC.

TechniEnergie, au Blanc, intervient sur des équipements liés au chauffage et aux énergies renouvelables. L’entreprise travaille sur les pompes à chaleur air/eau, les pompes à chaleur sur nappe, les chauffe-eau solaires individuels et le photovoltaïque, avec la qualification QualiPAC.

Zones couvertes

Cher : Bourges, Châteauroux, Vierzon